Souvent on me demande ce que l’on fait à l’Ecloserie numérique, pourquoi on y vient. J’ai donc essayé de rassembler mes réponses dans cet article en forme de manifeste. Peut-être avez-vous de votre côté d’autres réponses à partager dans les commentaires.

Comme dans tous les tiers-lieux, on vient à l’Ecloserie numérique pour beaucoup de raisons différentes : pour bricoler, pour apprendre, pour rester dans le coup avec le numérique, pour voir du monde et échanger autour d’un café, pour partager ses projets, pour réparer un objet cassé, pour travailler avec d’autres, ou, tout simplement, pour… changer le monde avec un projet fou.

C’est tout cela le tiers-lieu, un endroit où l’on est moins seul, plus forts et plus malins ensembles. Grâce à cet appui des autres membres et utilisateurs on y retire plus qu’on y apporte. Le ciel n’a plus de limite si on est prêt à faire avec les autres. C’est le règne du Do It Yourself, de l’esprit ou de la culture maker.

Plus je donne, plus je reçois

C’est vrai qu’on vient d’abord dans un tiers-lieu pour son propre intérêt. Parce qu’on a besoin de travailler avec d’autres, d’apprendre ou de créer. Si l’on fréquente le Repair café ou l’atelier palettes c’est pour réparer ou construire un objet personnel.

Mais la magie du lieu opère. On vient pour soi mais on apporte aussi aux autres. Et, plus on donne, plus on reçoit. Chacun apporte ses compétences techniques, de « créateur de liens », de gestionnaires ou de cuisinier (merci à celles et à ceux qui alimentent les Repair cafés en gâteaux).

On ne vient pas dans un tiers-lieu comme un simple consommateur qui paye un service. On y vient pour réaliser ses projets, petits ou grands, avec d’autres, sans attendre qu’ils fassent à votre place.

Ruralité et lien social

Nous avons choisi de créer l’Ecloserie numérique à Boitron, village ornais de 340 habitants, contre toute logique. « Cela ne marchera pas, personne ne viendra dans ce trou, vous feriez mieux de vous installer en ville » ai-je souvent entendu.

C’est probable, la communauté des utilisateurs serait bien plus grande en ville. Mais en s’installant en pleine campagne, en s’accrochant et en se développant à Boitron, nous voulons démontrer que les campagnes ne sont pas sans ressources, sans projets, sans dynamiques. Tout est possible, même dans un petit village où le café a fermé depuis longtemps. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le tiers-lieu idéal pour Ray Oldenbourg, sociologue américain qui a théorisé le concept de tiers-lieu (vidéo en anglais, sous-titres en français), c’est le café français ou italien. Des espaces où l’on se rassemble, en dehors de la maison et du travail, des lieux créateurs de lien social.

travail ensemble

Tout est possible car nous partageons tous à l’Ecloserie une même vision de la ruralité dynamique, le même refus de se résigner à regarder 80 % du territoire français disparaître d’une mort lente.

Depuis presque 10 ans (l’association est née le 16 octobre 2009, il faudra penser à fêter cela) nous partageons une envie de développer l’inclusion numérique, l’inclusion professionnelle, de créer de l’activité économique et du lien social en pleine campagne. Nous sommes convaincus que le numérique doit-être un levier de développement des campagnes. A condition de pouvoir y accéder et de le maîtriser.

Alors si vous avez des projets, si vous ne voulez plus être seul comme une poule devant un cure-dent avec le dernier outil numérique déposé par le Père Noël, si vous partagez nos convictions, osez pousser la porte de l’Ecloserie numérique et venez « faire » avec nous.

C’est décidé, je me lance, je contacte l’Ecloserie

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